Chronique. Voyage à travers les boules à neige
© Corentine Sellie

Chronique. Voyage à travers les boules à neige

Le temps d'une histoire (7/7) | Alors que le confinement touche à sa fin, nos envies de voyages et d'horizons lointains se font de plus en plus ressentir. Pourtant, nous savons que cela sera compliqué de les assouvir dans les mois à venir. Alors pourquoi ne pas se remémorer des voyages à travers de petits souvenirs si particuliers ?

Des petites boules à neige posées sur une étagère. Voilà ce que je vois tous les matins en me levant. Je n’y prête pas toujours attention. Pourtant, cette collection de petits souvenirs a démarré il y a quelques années déjà. C’est simple, à chaque voyage sa boule à neige. 

Nostalgie, quand tu t'y mets...

Outre le fait d’amuser les enfants pour son côté gadget, la boule à neige reste, pour moi, le souvenir d’un moment figé dans le temps. En parlant de temps, on ne connaît même pas la date de leur invention avec précision ! La première aurait été aperçue en 1878 lors de l’exposition universelle de Paris. Et pour ce qui est de son inventeur… le mystère reste entier. Le Parisien en avait fait un article après qu’un romancier a prétendu que la boule à neige venait de Bayeux, en Normandie. Qu’importe leur origine, ces jolies figurines me rappellent des moments joyeux et sont devenus des gardiens du souvenir des lieux visités.

La catégorie dans laquelle j’en possède le plus ? La montagne. Admirer ces souvenirs m’invite à rêver de soirées d’hiver au coin du feu, à la neige qui tombe du ciel et aux multiples descentes de ski.

Et puis plus bas sur l’étagère, j’ai disposé des boules de neiges acquises dans des villes. A droite, une boule à neige accompagnée d’une palme d’or et d’une caméra. Le symbole de ce monde qui n’est plus comme avant. Cannes ne verra pas son célèbre festival et ses passionnés de cinéma venus du monde entier ce mois-ci. A l’autre extrémité, même sort pour Monaco, qui sera privé de son célèbre Grand Prix de Formule 1. Et au centre, Amsterdam. Cette boule à neige agrémentée des célèbres maisons penchées qui longent les canaux de la ville me rappelle un voyage particulier. En novembre dernier, j’y allais, dans cette ville des vélos (qui sont bien présents sur la boule à neige). C’était mon premier voyage en tant qu’Erasmus. Accompagnée de deux amies belge et espagnole, nous étions loin de nous douter que c’était sûrement notre dernier voyage avant un petit bout de temps. D’ailleurs, le virus a sonné le glas de notre séjour Erasmus en Allemagne…

Erasmus : une fin prématurée

Février 2020. Je quitte Cologne pour rentrer en France pendant la pause traditionnelle d’un mois et demi en Allemagne qui a lieu entre les deux semestres universitaires. Pré sentiment ou non, en attendant mon train, je m’arrête acheter ma traditionnelle boule à neige dans une boutique de la gare. En rentrant, je la dispose sur mon étagère avec les autres. Finalement, je ne retournerai pas à Cologne et mon Erasmus est bel et bien terminé. C’est avec nostalgie et un petit goût d’inachevé que je regarde la neige artificielle tomber sur le célèbre « Dom » (cathédrale) de Cologne. 

© Corentine Sellie

La cathédrale est le joyau de la ville. Ses deux flèches et sa façade noire – ternie par un incendie en 1945 et les effets de la pollution – font d’elle le monument le plus visité d’Allemagne chaque année. Autre symbole de Cologne, le quartier Agnesviertel. Cet endroit mêle vieille ville et modernité. Ses façades colorées cachent de nombreux hôtels, restaurants et bars. C’est donc une bonne occasion pour tester la bière traditionnelle de la ville, la Kölsch. En face, on aperçoit le pont Hohenzollern. Sur sa partie ferrée, il voit passer des trains arrivant ou quittant la ville depuis la gare, Köln Hauptbahnhof. Juste à côté se trouve une partie piétonne et une piste cyclable : les vélos sont les maîtres de la ville, ils sont partout ! Ce pont est connu pour ses milliers de cadenas accrochés à ses grilles : des couples viennent y sceller leur amour et jeter la clé dans le Rhin. Si vous poursuivez votre chemin, vous arriverez au Musée Ludwig, qui contient une belle collection d’œuvres de Picasso. Enfin, pour les plus gourmands, vous trouverez le Musée du Chocolat. En partenariat avec la marque suisse Lindt, il retrace l’histoire de la fève de cacao à travers les siècles. Petit secret : vous pourrez y goûter toutes sortes de chocolat, du plus sucré au plus épicé ! C’était plutôt sympa ces quelques mois à Cologne !

Alors même si je ne retournerai pas de sitôt en Allemagne, ni même ailleurs à l’étranger d’ailleurs, me rappeler tous ces souvenirs et découvertes m’encourage à penser à la suite. A toutes les prochaines boules à neige que je ramènerai. Quel sera mon premier voyage dans le « monde d’après » ? À quoi ressemblera-t-il ? Où m’emmènera-t-il, et avec qui ? Tant de questions qui laissent place à l’imagination et aux rêves les plus fous !

Corentine Sellie

Corentine Sellie

Étudiante en Histoire, attirée par le métier de journaliste. Passionnée de sport, j'aime en parler sous toutes ses formes. Curieuse de tout, je n'en reste pas moins intéressée par d'autres domaines comme les voyages ou la musique.

Cet article a 1 commentaire

  1. Avatar
    CHOPIN-HERLEMONT

    « Boules à neige » ! Merveilleux voyage, Corentine, que tu nous offres là !………Sans parler de la « rédaction » parfaite qui nous invite à lire……….B R A V O et M E R C I………….

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