Hommage à Kobe Bryant
©Mark Ralston

Hommage à Kobe Bryant

Nous y voilà. Le moment où je me décide à écrire sur cet événement. En ce jour de janvier 2020, le 27 plus exactement, 24h après l’annonce, ça n’est toujours pas digéré. Comment le pourrait-on, quand on suit la NBA comme je le fais depuis bientôt 5 ans, et de manière acharnée. J’étais à un match de football quand j’ai appris la nouvelle. Abasourdi, j’ai lu ce qui semblait être une fake news. Seulement, j’ai vu les sources diverses et variées s’accorder sur le fait que c’était arrivé. Alors je me suis demandé « Pourquoi ? Comment ? ». Les questions inutiles mais spontanées qui arrivent comme un réflexe. Et puis, la confirmation est arrivée. Ça y est, Kobe Bryant s’est éteint, à l’âge de 41 ans. Quelle tristesse.

C’est un choc qui émeut tout le monde, car les circonstances sont évidemment dramatiques. Je me dois de mentionner naturellement sa fille, âgée de 13 ans, qui était avec lui dans l’hélicoptère, ainsi que les 7 autres passagers présents. Et maintenant, sans vouloir négliger le reste, je me suis logiquement concentré sur Kobe, car cette personne m’évoque tout un univers, et des moments gravés dans ma mémoire de fan.

Kobe Bryant et ses 5 titres de champion de NBA/ © Andrew D. Bernstein

Les raisons ne manquent pas. Tout d’abord car je suis un fan de sport en général. La perte d’un monument d’une discipline sportive, et plus généralement d’un spectacle qui a marqué les foules, ça fait toujours bizarre. Et je ne suis pas le seul. La communauté sportive, de tout sport, de toute ligue professionnelle ou amateur, est forcément marquée par cette disparition. Car tout le monde s’accorde à le dire, le terme de légende (plus souvent utilisé pour qualifier les défunts que les vivants) est approprié.

En tant que fan de NBA, j’ai grandi avec plusieurs joueurs dont les noms revenaient tout le temps. LeBron James, Michael Jordan, Kareem Abdul-Jabbar, et Kobe Bryant. Joueur des Lakers, drafté en 1996 par les Charlotte Hornets en 13ème position, il a été envoyé à Los Angeles. La suite, on la connaît. 20 ans sous les couleurs Purple & Gold, des distinctions individuelles et collectives à n’en plus finir… Il a clairement marqué son sport, à tel point que les deux numéros qu’il a portés (le 8 en première partie de carrière, puis 24) ont été retirés au Staples Center (salle où les Lakers évoluent depuis très longtemps, et où d’autres grands noms sont accrochés).

Le meilleur joueur de l'histoire des Lakers

Mais Kobe peut potentiellement être considéré comme le meilleur joueur de l’histoire des Lakers. Pourquoi ? Les chiffres parlent d’eux mêmes. 5 titres de champion NBA, 18 sélections au All Star Game, un titre de MVP (Most Valuable Player), MVP des finales à deux reprises, et 4ème meilleur marqueur de l’histoire de la NBA (faisant de lui le scoreur le plus prolifique de la franchise californienne).

Kobe Bryant posant avec son trophée MVP/ © Andrew. D. Bernstein

Mais au delà de son impact sur la franchise californienne, c’est sur tout le basket et la NBA, ainsi que pour sa mentalité, que l’on se rappellera de lui. Un bosseur, acharné, parfois considéré comme arrogant par les fans et certains de ses pairs, mais qui aura fait taire de nombreuses personnes au vu des accomplissements de son immense carrière. Et au delà du travail, que dire de la technique ?

Un scoreur naturel, que l’on place dans les meilleurs attaquants de l’Histoire. Il détient le deuxième meilleur total de points inscrit dans un match : 81 points, avec une panoplie de dribbles très fournie. Certains étant inspirés très fortement de Michael Jordan, son idole, ainsi que le joueur qu’il a toujours voulu surpasser. Mais aussi un excellent défenseur, nommé dans les meilleures équipes défensives plus de 10 fois.

Kobe Bryant face aux Jazz de l'Utah pour son dernier match en NBA, au cours duquel il a marqué 60 points/ © Harry Gow

Avec tout ce talent, cette clutchitude, ce mental d’acier, comment ne pas l’aduler ? Eh bien c’est tout simplement impossible. Lorsque les joueurs actuels, débarqués en NBA depuis quelques années vous donnent une inspiration, un nom ressort tellement de fois: Kobe Bryant.  Sa «Mamba Mentality» (inspirée de son surnom : le Black Mamba) n’y est pas pour rien. Un modèle de détermination, de travail, de hargne, qui en a poussé des dizaines, peu importe le sport, à se dépasser et à aller au bout de leurs projets. C’est tout cela que l’on doit retenir de lui. Un passionné, bosseur, qui ne vivait quasiment que pour ça, et qui a accompli son rêve : devenir le meilleur joueur du monde.

Merci Kobe, merci infiniment. Même si tu le savais déjà, tu as marqué la NBA, le sport, le basket, et les Lakers. Merci de m’avoir fait rêver, moi qui suis pourtant fan des Clippers (l’autre franchise de Los Angeles), de m’avoir fait prendre conscience indirectement avec ce drame, que l’on doit tout donner pour accomplir ce que l’on aime.

Repose en paix.

Baptiste Clainquart

Baptiste Clainquart

Étudiant en psychologie de 21 ans, je parle la plupart du temps de sport, tout en écrivant sur la philo: un bon cocktail en somme.

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