Le récap’culturel de Mozaïque 2019
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Le récap’culturel de Mozaïque 2019

Déjà nostalgique de cette année 2019 qui arrive à son terme ? Ou bien heureux d'en entamer une nouvelle ? Peu importe la façon dont vous l'abordez, revenir sur cette année culturelle ne peut que donner de bonnes idées! La rédaction de Mozaïque vous propose donc une sélection tout à fait subjective afin de ravir vos yeux et vos oreilles en ce début d'année 2020.​

La cinémathèque 2019 de Mozaïque

6 Underground, Michael Bay (Netflix)

Habituellement, je ne suis pas très intéressé par les films d’espionnage et d’infiltration, mais celui-ci ne m’a pas déplu. Au contraire, 6 underground a su mélanger action avec des scènes époustouflantes, notamment en haut d’un building, et comique particulièrement grâce à l’humour de Ryan Reynolds que l’on retrouve également dans Deadpool. Ce film est en quelque sorte un mélange entre un bon film d’espionnage très sérieux tel James Bond et un film d’espionnage qui l’est beaucoup moins comme Spy.

Arnaud

Joker, Todd Philips

Vous m’en voyez désolée mais le film qui m’a le plus plu de l’année n’a rien d’original : Joker de Todd Philips. Cette nouvelle origin story m’a vraiment captée grâce à sa clé de lecture sociale. Le film est réellement prenant et la performance de Joaquin Phoenix époustouflante. Alors, oui ! on en a tous entendu parler, que ce soit en bien ou en mal, mais pour moi Joker est le film de l’année. « Faisons de nos vies des comédies ».

Zoé

Si je choisis ce film, ce n’est pas par manque d’objectivité, ou parce qu’il lorgne les petites statuettes dorées, c’est parce qu’il m’a profondément marquée. Joker est ce genre de films qui nous perturbent en sortant de la salle ou en se levant de notre canapé. Comment casser le mythe d’un des personnages les plus connus de la pop culture, l’un des plus célèbres méchants, en lui attribuant un humanisme à couper le souffle ? Joker y arrive. Si vous avez eu la chance de visionner ce film, je vous invite à lire notre article cinéma « 1 film 1 question » sur Joker. Une philosophie du quotidien, qui nous fait réfléchir à notre propre conception du monde, et à notre manière de vivre en société.

Margaux

Les Misérables, Ladj Ly

Pitch : On est embarqués dans le quotidien de Stéphane, un policier qui vient d’être muté en Seine Saint-Denis. Il est affecté à une équipe composée de deux habitués du coin, qui vont vite lui poser des problèmes de déontologie. Ils seront confrontés à une bavure policière, qui permettra au nouveau venu de faire ses preuves. Le – : j’ai trouvé que le film mettait un peu de temps à démarrer ; on ne voit pas tout de suite où le réalisateur veut en venir. Le + : la fin, magistrale, choquante de cruauté et de violence. On est réellement plongé dans l’enfer, on ne demande qu’à ce que cela s’arrête. Ce qu’on en pense : Un film criant de vérité, révélateur de la violence et des asymétries de pouvoir qui règnent dans les quartiers difficiles. A voir de toute urgence si ce n’est pas déjà fait !

Marine

Matthias et Maxime, Xavier Dolan

Amitiés, amour : ces deux termes pourraient – presque – résumer le huitième long métrage du réalisateur québécois. Ce film intimiste dépeint le trouble, la passion grandissant entre deux amis d’enfance. La tension qui s’installe entre eux est palpable, rendant ce long-métrage – dans lequel il ne se passe finalement pas grand chose – plus captivant encore. Plus qu’un scénario aux milles péripéties, Xavier Dolan table sur la simplicité, la justesse et la sincérité, le tout dans une ambiance de potes si légère qu’elle ne manque pas d’arracher bien des sourires.

Apolline

La bibliothèque 2019 de Mozaïque

A vol de souvenirs, Erika Boyer

Le 1er décembre 2019, Erika Boyer a publié A vol de souvenirs, recueil de poèmes autobiographique. Accompagnés d’illustrations réalisées par l’auteure elle-même, les poèmes évoquent des thèmes parfois sombres comme la dépression, mais à en croire les lecteurs, c’est l’espoir que l’on retient de cette lecture. Je n’ai pas lu ce livre, mais l’envie ne manque pas ! Ce n’est pas un récit autobiographique « classique », l’histoire de l’auteure n’est pas présentée de manière explicite et la place est apparemment laissée aux émotions, le lecteur a ainsi la liberté d’interpréter le choix des mots à sa guise, selon sa sensibilité et sa compréhension. Les rares avis sont tous positifs, et même s’il faut généralement mieux éviter d’y prêter attention avant de lire (ou non) un livre, ceux-ci ne font que renforcer mon envie de me procurer ce recueil !

Laura

Des hommes justes, Ivan Jablonka

La société aujourd’hui est empreinte de réflexions sur la femme et la féminité. Depuis Metoo ce thème est devenu un incontournable de l’actualité, et nécessaire. C’est suite à ce mouvement qu’Ivan Jablonka tente de définir la masculinité d’aujourd’hui. En 2019, qu’est ce qu’un homme juste ? En s’appuyant sur l’histoire, et en essayant de retracer les définitions utilisées à travers elle, l’auteur tente d’appréhender la masculinité d’aujourd’hui à travers les différentes sphères de la société. C’est pour moi un des aspects oubliés aujourd’hui, et pourtant inhérent aux réflexions sur la féminité.

Margaux

La fille de Vercingétorix, Jean-Yves Ferri (scénario) et Didier Conrad (dessin)

Sorti précisément le jour du 60ème anniversaire des aventures d’Astérix, ce dernier album tient toutes ses promesses. Dans cette nouvelle aventure, Astérix et Obélix sont chargés de veiller sur Adrénaline, la fille du fameux chef gaulois Vercingétorix. Mais celle-ci n’en fait qu’à sa tête, et fait vivre de nombreuses péripéties à nos deux inséparables amis. Bien qu’on y retrouve, comme d’habitude, jeux de mots et personnages attachants, les auteurs abordent aussi en toute simplicité des sujets de société actuels, comme l’écologie, le féminisme, ou encore l’éducation ; Astérix n’oublie pas de se mettre au goût du jour ! Le tout agrémenté d’une belle morale sur la manière d’élever ses enfants. Le + : Fini le temps où on regrettait Uderzo et Goscinny, dans les albums comme « Le ciel lui tombe sur la tête ». On en oublierait presque qu’ils ne sont pas les auteurs de cette BD. Ce qu’on en pense : Encore un chef-d’œuvre d’humour, de bienveillance et, l’air de rien, de matière à penser, même modestement, et ce pour tous les âges.

Marine

La guerre des Lulus (Lucien), Régis Hautière (scénario) et Hardoc (dessin)

Après la parution des cinq premiers tomes (chaque tome correspond à une année de la Première Guerre mondiale), les auteurs Régis Hautière et Hardoc reviennent avec un nouveau tome. Cette fois, nous poursuivons les aventures des pensionnaires de l’orphelinat de l’abbaye de Valencourt (village fictif situé en Picardie) après la fin de la guerre. L’occasion pour les auteurs de se pencher sur le destin de Lucien. Le jeune garçon qui se retrouve hospitalisé à Troyes, se remémore son arrivée à l’orphelinat dans l’insouciance. Il apprend à revivre et à construire de nouvelles perspectives après la fin des combats. Cette BD est l’occasion de se plonger dans la dureté de la vie pour les enfants durant la Première Guerre mondiale. Elle convient parfaitement aux petits comme aux grands afin de découvrir la guerre sous une autre forme grâce aux dessins très réalistes de Hardoc et à la plume du passionné Hautière.

Corentine

Le Frère de Göring (2018-2019, deux tomes), Arnaud Le Gouëfflec (scénario) et Steven Lejeune (dessin)

Lassé.e par tous ces scénarios se basant sur la Seconde Guerre mondiale et le nazisme ? Le Frère de Göring n’est pas fait pour vous. Ou peut-être que si, au contraire. Car cette bande-dessinée ne s’appuie pas uniquement sur ces sinistres événements ; elle se plaît davantage à tisser un va-et-vient entre des souvenirs d’enfance, teintés d’onirisme, et une réalité où Albert Göring entend prouver son innocence dans les atrocités commises par son célèbre frère. Avec un suspense habilement entretenu, ce récit – quoiqu’il puisse sembler plutôt court – amène à découvrir l’histoire d’un homme encore aujourd’hui bien méconnu.

Apolline

Les choses humaines, Karine Tuil

Les choses humaines est un livre que j’aimerais beaucoup lire. En effet, depuis que le livre a remporté le prix Goncourt des lycéens cette année, je me suis beaucoup intéressé à Karine Tuil, mais je n’ai lu aucun livre de cette dernière, donc pourquoi ne pas commencer par lire son dernier ouvrage. Ce dernier semble par ailleurs très intéressant et surtout d’actualité puisqu’il aborde la question du viol et du féminisme. En ce sens, il interroge la société et son rapport au féminisme et à la culture du viol. Karine Tuil brasse l’esprit de l’époque, et c’est ce qui donne envie de lire son ouvrage.

Arnaud

Sapiens, Yuval Noah Harari

Pour le livre aucune de mes lectures n’a été écrite en 2019. Mais la réédition de Sapiens de Yuval Noah Harari me fait réellement envie. Ce livre aborde de manière très intéressante les questions que beaucoup d’entre nous se posent sur la vie humaine, la spiritualité et les religions. Ce livre semble remettre en cause les idées préconçues sur l’humanité et la religion et poser des questions qui nous feront voir le monde d’une autre façon. Une aubaine pour l’étudiante en sociologie que je suis !

Zoé

La discothèque 2019 de Mozaïque

3 jours à Motorbass, Lomepal

Encore une fois en ce qui me concerne ce n’est pas l’originalité qui frappe. Mon coup de cœur musical de 2019 est 3 jours à Motorbass. L’album enregistré dans le studio mythique parisien m’a touché dans le cœur (a-i-aïe). Lomepal nous livre une nouvelle version de ses chansons, plus intimiste et réellement touchante. Un gros plus pour Bécane, qui prend une nouvelle tournure extrêmement émouvante.

Zoé

Fame, Lefa

L’ancien membre du groupe Sexion d’Assaut à sorti son quatrième album solo cette année. L’occasion de (re)découvrir un artiste qui peine à trouver la lumière qu’il mérite. Sur cet album, on découvre un Lefa plus créatif et sûr de lui, avec pour incarner ce renouveau, des clips vidéos dignes de courts-métrages. Une dimension plus cinématographique donc, que l’on retrouve dans ses clips « Mauvais » ou « Bitch » avec le rappeur Vald. A l’aube d’un changement de décennie, cet album est une véritable « madeleine de Proust » pour les nostalgiques du groupe du début des années 2010, où l’on retrouve le rappeur libre (il a d’ailleurs quitté son label historique, Wati B) et tranchant que l’on a connu. A noter, la belle conclusion de cet album avec le son « Batman » où il explique sa discrétion dans la vie médiatique.

Corentine

My name is Michael Holbrook, Mika

Le dernier album de Mika est parvenu jusqu’à nos oreilles en octobre 2019. En plaçant son patronyme réel dans le titre de son album, Mika souhaite se livrer encore un peu plus. L’amour et la famille sont ses lignes directrices, et il ne s’en cache pas. Sa tournée de concert lui reste fidèle. Son album, sa tournée, tout est coloré, des teintes les plus vives aux plus ternes, mais toujours ponctué de positif. Mika tente de renouer avec ses débuts, quand les chansons de Life in Cartoon motion étaient écoutées sur toutes les radios. Un pari réussi. A little bit of love, et de couleurs ajouterai-je, la recette du bonheur selon Mika.

Margaux

N°6 Collaborations Project, Ed Sheeran & d’autres artistes

Ed Sheeran a décidément bien évolué depuis le temps de Thinking Out Loud ou Sing ; en témoigne la variété de ce nouvel album de collaboration, où l’artiste britannique est rejoint par des célébrités comme Eminem, Camila Cabello, Chance the Rapper, et 50 Cent. On voit en effet se succéder des ballades comme Best Part of Me, des chansons pop ou des raps, mais aussi des rocks à grand renfort de guitare électrique comme BLOW. On est fan ! Le coup de cœur : Remember the Name avec Eminem & 50 Cent. Dès les premières mesures, on se sent bien, tandis qu’Ed Sheeran nous offre une démonstration de rap. Le refrain emporte les derniers non convaincus ; on ne peut que se trémousser à l’écoute de ces notes. La piste coup de blues : Best Part of Me, avec la sublime voix de Yebba, nous fait pleurer à tous les coups. Une magnifique ballade amoureuse qui permet d’explorer toute la tessiture Ed Sheeran ; que demander de plus ? Ce qu’on en pense : C’est plaisant de voir Ed Sheeran se diversifier et ne pas stagner dans la pop, surtout après le succès monstre de Shape Of You, qui a explosé tous les records. Et, contre toute attente, tous les styles semblent lui convenir : cet homme sait-il donc tout faire ? On a quand même une grosse préférence pour les ballades, mais on trouve les rocks excellents !

Marine

Seasons of me, Sebastien Agius

Le 22 mars 2019, Sebastien Agius sortait son album Seasons of me. Composé de seize chansons – quatre par saison – le chanteur français y propose des ambiances et des univers musicaux riches de diversité, reflets de ses multiples influences. Par cet album hétéroclite, c’est un voyage temporel comme spatial qui nous est offert. Cette diversité semble d’ailleurs permettre à chacun d’y trouver son compte, n’hésitez donc pas à aller y jeter un œil (petit coups de cœur personnels pour les chansons Gaïa, Sing it to the World et Like a recall) !

Laura

Le Chant des Vikings, Skáld

Le Chant des Vikings est le tout premier album de Skáld, jeune groupe français de néofolk qui s’appuie sur la mythologie nordique et les skalds, ces poètes et conteurs du Moyen Age. Nul besoin de comprendre le vieux norrois pour capter toute la magie de leurs chants : il suffit de se laisser porter par ces voix et instruments qui créent une atmosphère presque chamanique, entre rituels et mythes scandinaves.

Apolline

Tim, Avicii

Tim est l’album qui m’a le plus marqué cette année. Depuis la mort du DJ Avicii, j’attendais que des chansons posthumes de ce dernier sortent, et cette année, c’est un album entier qui a été réalisé. Dès la première écoute j’ai su que j’allais longtemps écouter cet album. On retrouve Avicii à travers les mélodies et c’est comme si il était à nouveau en vie. Tous les artistes qui ont contribué à la réalisation de cet album ont fait un travail énorme et époustouflant. Aucune chanson ne m’a déçu. Bref, il s’agit d’un album à écouter et réécouter encore et encore.

Arnaud

La sériethèque 2019 de Mozaïque

Maradona au Mexique

Une plongée au cœur du Sinaloa avec le célèbre footballeur.

Diego Maradona qui débarque à Culiacán, ville connue pour son trafic de drogue (fief d’El Chapo), afin d’entraîner l’équipe locale des Dorados (D2 mexicaine). L’histoire est digne d’un rêve pour ses supporters, voire d’une série. Et c’est ce qu’a décidé de produire Netflix. Au cours de cette série-documentaire (6 épisodes), on se plonge dans le quotidien de Maradona au pays de la drogue (dont il serait lui-même consommateur). Pourtant, celui qui avait fait parler de lui en adressant des doigts d’honneur à la caméra lors de la dernière Coupe du Monde en Russie, apparaît plutôt calme et serein. L’occasion de découvrir un autre visage de ce personnage. Proche de ses joueurs, de son staff, on en apprend plus sur lui (comme sur son combat pour soigner ses genoux). Fan de foot ou non, ce documentaire vaut la peine d’être regardé. Que ce soit pour découvrir les coulisses d’une équipe sportive, l’impact de Maradona sur les supporters, comment les enfants des quartiers voient ce sport comme une opportunité de s’éloigner du monde de la drogue ou encore pour les pas de danse endiablés de Diego à chaque victoire des Dorados !

Corentine

Notre Planète, David Attenborough

Cette année, j’ai particulièrement apprécié la mini-série de Netflix: Notre Planète. Cette série nous fait découvrir le fonctionnement de certains endroits de la planète et la manière dont s’organise la vie des animaux entre eux. 8 épisodes très intéressants et qui nous mettent en garde sur les dégâts sur la nature causés par l’homme et la mondialisation. Un petit bonheur.

Zoé

Years and Years, Russell T. Davies

Je recommande ici une série que je n’ai pas vue, mais qui vaudrait le coup d’oeil pour moi. Dans un Royaume-Uni futuriste de quelques années sûrement, Years and Years dépeint une société empreintes de nouvelles technologies et que la politique fait trembler. Le plus effrayant dans tout cela ? Terriblement réaliste et probable ! Si l’envie vous prend de jeter un regard dans quelques années, je pense que c’est la série idéale. Une bonne façon de penser aux conséquences de nos actions présentes sur le futur.

Margaux

You, Sera Gamble et Greg Berlanti

You est une série qui m’a beaucoup intrigué. Au premier abord, je pensais que j’allais simplement suivre l’histoire d’un homme lambda, amoureux d’une fille qu’il suit partout où elle se rend. Or, ce n’est pas du tout ce que j’ai ressenti. Je me suis beaucoup intéressé au personnage principal, Joe, et je me suis beaucoup demandé comment il pouvait manigancer aussi bien chacun de ses coups pour ne pas montrer à celle qu’il aime qui il est réellement. En somme, je me suis laissé envoûter par les personnages.

Pour aller plus loin : notre article sur l’impact que peut avoir la série sur le spectateur.

Arnaud

C’est ainsi que notre tour d’horizon culturel s’achève, alors avant d’en profiter, la rédaction de Mozaïque vous souhaite une bonne année !

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