L’univers florissant du studio Ghibli éveille notre rapport à la nature
© Studio Ghibli

L’univers florissant du studio Ghibli éveille notre rapport à la nature

Filipine Bernard, passionnée par les films d'animation, nous livre sa vision des productions des studios Ghibli. La nature y tient une place primordiale, au point que ces films nous la feraient redécouvrir.

Vivre au jour le jour, rester chez soi… le confinement a mis sens dessus dessous nos habitudes de vie. On se retrouve alors désorienté, ne sachant pas si les projets que nous avions à cœur d’entreprendre pourront éclore de la façon souhaitée. Au même moment où nos réflexions fusent, les Ghibli s’invitent sur nos écrans par le biais du canal traditionnel, Netflix. Et ce, depuis le mois de février.

Totoro, mascotte fétiche et créature symbolique de l’animé nippon © Photographe (utilisateur de Pixabay)

Hayao Miyazaki, Isao Takahata ou encore Yoshifumi Kando ? Que de noms évocateurs. Bien plus que des réalisateurs, ces figures emblématiques de la culture japonaise sont aussi des artistes – « souffleurs de rêves. » Tels les papillons de nuit, toujours attirés par le halo lumineux des lampadaires, nous sommes captivés voire charmés par l’extérieur. Qui, assis à son bureau, n’a pas déjà scruté le paysage à travers sa fenêtre, avec l’envie irrésistible de sortir prendre l’air ?

Notre situation inédite en témoigne. Enfermés chez soi, le désir de nous évader le temps d’une balade nous trotte dans la tête dès le premier jour. On pourrait penser que la nature nous envoûte.

« Prêts pour le malheur, c’est quelquefois le bonheur qui nous embarque. »
A.-M. Louise Godillon

Comme cherchent à nous faire ressentir les réalisations du célèbre Hayao Miyazaki, nous avons besoin de la nature pour vivre, que nous habitions à la campagne ou en ville. Bien plus qu’une distraction, une occupation de détente, l’environnement est une nécessité. Effectivement, comment ferions-nous pour nous nourrir si l’agriculture n’existait pas ? L’œuvre Nausicaä de la Vallée du Vent nous fait redécouvrir que cultiver et profiter des denrées premières de la terre est l’une des premières choses que nous offre la mère Nature. Un des éléments indispensables pour notre survie. Dans la même optique, Souvenir goutte à goutte rend compte de notre lien très étroit avec l’activité agricole. L’épanouissement personnel irait de pair avec notre participation active à la floraison du biotope.

Le jardin secret de Nausicaä, un havre de paix © Studio Ghibli

Par le film Arrietty, le petit monde des chapardeurs, nous nous rendons compte de tous les bienfaits psychologiques que peuvent avoir la nature. Shō, l’un  des protagonistes de l’histoire est un jeune garçon souffrant d’une maladie au cœur. Arrietty fait partie de la race des chapardeurs, de petits Hommes d’à peine 10 centimètres. Ceux-ci vivent sous les planchers des maisons et ne doivent surtout pas être repérés par les humains…leur survie en dépend !

La découverte d'Arrietty par Shö © Studio Ghibli

Shō doit se faire opérer mais sait qu’il a très peu de chances de s’en sortir.Grâce à Arrietty et sa détermination de vivre en dépit des difficultés de la vie, il va peu à peu retrouver l’espoir de se battre contre sa maladie.

Myazaki et son équipe nous dévoilent des facettes de notre écosystème tout bonnement incroyables. Il nous donne des clés pour nous y investir, en nous promettant que les résultats sont à la hauteur de nos espérances. Que de joies pourra-t-on retrouver dans la contemplation de l’arbre du jardin du voisin d’à côté, du ciel se drapant d’une magnifique enveloppe colorée faisant penser à la palette d’un peintre, des innombrables expressions attendrissantes de son animal de compagnie ou encore dans la conception d’un petit jardin potager …

Comme Sophie, personnage principal du Château ambulant, on s’assoit sur une chaise aux pieds du rivage et on admire l’océan tout en méditant !

Filipine Bernard

Crédit photo : Studio Ghibli

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