The legend of Zelda, une série qui façonne les jeux vidéos

The legend of Zelda, une série qui façonne les jeux vidéos

Hyrule Warriors : L'Ere du Fléau, dernier hors série de la célèbre saga The Legend of Zelda, sort ce 20 Novembre. L'occasion de revenir sur cette série maintenant âgée de 34 ans qui a durablement marqué l'histoire des jeux vidéos.

Le 21 février 1986, les joueurs adeptes de Nintendo ont pu voir débarquer -d’abord sur Famicom Disk System au Japon, puis sur NES- un petit bonhomme vêtu d’une tunique et d’un chapeau verts et armée d’un bouclier et d’une épée magique. Link ne le sait pas encore, mais il entame alors une épopée médiévalo-fantastique destinée à durer encore longtemps. Aujourd’hui, la série principale totalise déjà dix-neuf opus, de The Legend of Zelda (1986) à Breath of the Wild (2017). A travers les décennies, nous incarnons le héros, Link, dont la quête principale est de retrouver la princesse Zelda, et de combattre un ennemi, Ganon (forme bestiale) ou Ganondorf (forme humaine).

The Legend of Zelda (1986) - ©Nintendo
Ocarina of time (1998) - ©Nintendo

Célèbre pour son mode d’aventure, son offre d’exploration, ses combats et ses énigmes, la saga a apporté de nombreuses innovations à la conception des jeux vidéos. Dès 1986, The Legend of Zelda proposait une nouveauté dans la possibilité d’utiliser plusieurs objets et dans le vaste monde à explorer. Le principe se basait déjà sur une quête principale puis des secondaires, la collecte des rubis, et des donjons. D’un point de vue technique et pratique, la cartouche était équipée d’un système de sauvegarde. 

Dans les années 90, la saga et l’univers du jeu vidéo dans son ensemble connaissent un tournant avec la sortie d’Ocarina of Time (1998) sur Nintendo 64 et l’introduction de la 3D. Zelda connaît là l’un de ses plus gros succès et gardera ce format par la suite. Un objet supplémentaire est introduit : l’ocarina. Link apprend des mélodies au cours de l’histoire, illustrant l’importance de la musique. Dans le gameplay, les joueurs peuvent désormais utiliser la fonction « lock » qui permet de bloquer la caméra sur une cible. Les combats à l’épée connaissent alors un degré de réalisme en plus. La frontière entre le héros et le joueur, matérialisée par la manette, commence à être mise de côté. 

Avec Wind Waker, en 2002, la série connaît de nouveau une impulsion. Son créateur, Shigeru Miyamoto, le caractérise de « Zelda de tous les âges ». Par son monde coloré et son Link enfant, Wind Waker pourrait en effet toucher un public plus jeune qui ne connaissait pas encore la saga. Une étape supplémentaire est franchie avec la sombre sortie de Twilight Princess en 2006 sur Wii et Game Cube. Le réalisme connaît encore un degré supérieur et est encore amélioré grâce à la télécommande Wii. 

Wind Waker (2002) - ©Nintendo
Breath of the wild (2017) - ©Nintendo

Cinq ans plus tard, Skyward Sword et ses graphismes davantage colorés innovent par le Wii motion plus, qui améliore encore la précision de la télécommande. Gare aux joueurs qui balanceraient leur épée avec frénésie : désormais, les ennemis peuvent parer, et seule une attaque ciblée peut les faire tomber. Le dernier jeu de la série principale, Breath of the wild, est sorti en 2017. Loué par les critiques, notamment pour son immense et vaste monde prompt à l’exploration, l’opus comptait déjà 20 millions d’exemplaires vendus en juin.  

La saga The legend of Zelda a aussi marqué le monde du jeu vidéo par sa musique et ses thèmes. Koji Kondo a été choisi pour composer celle du premier volet. Miyamoto lui avait commandé une musique « qui change des jeux vidéos ordinaires ». Pari réussi, quand on sait que son thème principal est repris à travers les différents volets, et mondialement connu aujourd’hui. On serait presque heureux que les producteurs n’aient pas eu à temps les droits du Bolero de Ravel comme illustration sonore. Kondo et ses morceaux ouvrent l’ère des grandes mélodies des jeux vidéos. Le thème principal est accompagné de musiques qui s’adaptent aux actions menées par le joueur, qui en devient presque le propre héros du jeu.  

Margaux Dubrulle

Margaux Dubrulle

Étudiante en Histoire engagée sur la voie du journalisme, et curieuse à plein temps armée d'un stylo. Si tout est source d'inspiration, j'écris passionnément à propos de cinéma.

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